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Nos vergers

Vignerons mais pas que

La  viti-foresterie  n’est pas tant une pratique nouvelle mais plutôt un retour à la nature. Puisqu’à l’origine la vigne sauvage (ou vigne des bois) s’inscrivait dans un écosystème forestier complexe.
Aujourd’hui, l’agroforesterie ou viti-foresterie s’impose comme une des réponses principales aux nombreuses problématiques posées par le changement climatique en viticulture : baisse de rendements, degré d’alcool en nette augmentation, perte de l’aromatique des cépages (moins de fruité, plus de puissance…), pour ne citer que ces quelques exemples.
Or, on sait que les arbres et les haies présentent de vrais atouts. Ils contribuent à la création d’un microclimat protégeant la vigne des aléas climatiques, sont des alliés précieux pour lutter contre les ravageurs et autres parasites, améliorent les taux de matières organiques dans les sols et les bilans hydriques, structurent de nombreux habitats pour la biodiversité, favorisent la création de brise-vents, empêchent le ravinement des parcelles en cas de fortes pluies. Sans oublier la fourniture de récoltes, véritables alternatives aux monoproductions viticoles.

Mais il ne faut bien se rendre à l’évidence, l’agro-foresterie peut également s’avérer une contre-offensive efficace face à la mévente des vins et à la crise de la filière viticole. Aussi, depuis l’an passé, nous nous sommes lancés dans la plantation d’arbres et d’arbustes fruitiers (oliviers, pistachiers et grenadiers).

Certes cela nous permet de poursuivre nos actions en faveur de la biodiversité, mais surtout – pourquoi s’en cacher ? – cela nous laisse entrevoir une porte de sortie à la saturation inexorable de la filière viticole, grâce à une production diversifiée. À notre sens, l’issue la plus viable et sensée pour des domaines viticoles historiques comme le nôtre.

Oliviers 

Il s’agit d’une culture très gratifiante pour nous. Il faut savoir que les très bonnes années, nos oliviers bientôt octogénaires nous donnent généreusement plus de 2 500 kilos d’olive. Cette année par exemple, nous avons largement battu notre record de la décennie, avec pas loin de 2900 kilos récoltés au total.
Aux 80 oliviers présents sur notre parcelle du Serre Rouge sur Saint-Romain-en-Viennois - la plupart replantés aussitôt après le gel de 1956 – nous sommes venus rajouter 80 autres pieds que nous avons plantés ce printemps 2024 près du domaine au lieu-dit du Maupas. Avec précisément 50 pieds de Tanche de 1 an et 30 pieds de Lucques de 5 ans.

Bref, nous avons encore de belles années de récoltes devant nous. Autant dire que ce n’est pas demain la veille que nous allons tourner le dos à l’olive !
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Pistachiers

Début février, 130 plants de pistachiers ont trouvé leur place dans nos terres. Soit au total 5 variétés bien distinctes réparties entre 15 plants mâles – qui ne produisent pas – et 115 plants femelles (le ratio idéal pour la pollinisation étant de 1 pour 8).
Les plants nécessitent un arrosage et un entretien réguliers pendant les trois premières années. Si le terrain est bien adapté, on peut voir les premiers fruits dès la 5ème ou 6ème année.
Notre but est de proposer sur le marché très prisé des chocolatiers, des pâtissiers et des glaciers une production de pistaches françaises la plus locale possible. Un élan au cœur des préoccupations des agriculteurs et des consommateurs français.
À notre modeste échelle, nous souhaitons proposer une petite production familiale de cette pépite verte, loin du marché de masse des pays producteurs en quasi-exclusivité jusqu’à ce jour (États-Unis - Californie, Espagne et Iran).

Grenadiers

En mars 2024, nous avons planté plus de 40 plants de grenadiers de 1 à 2 ans d’âge. Ce choix pourrait paraître surprenant de prime abord mais c’est un fruit très adapté aux sols non irrigables et au climat méditerranéens.
De plus, la diversité des variétés possibles (avec des fruits plus ou moins sucrés ou acidulés, plus ou moins charnus, plus ou moins résistants à la sécheresse) permet de se consacrer d’une part à la production de fruits de bouche et d’autre part à la vente de fruits à jus (il faut compter environ 3 kilos de fruits pour un litre de jus).
Deux marchés bien distincts qui assureront un écoulement plus souple de la production. Nous avons ainsi planté 6 variétés différentes et comptons suivre l’adaptation de ces plants à nos conditions locales particulières au fil des ans.

En moyenne, le grenadier peut donner des fruits dès la deuxième feuille mais c’est à partir de la troisième feuille que l’on commence à avoir une production intéressante.
Il atteint son rendement le plus haut à partir de la septième année, avec en moyenne 30 kilo par arbre. Nous hésitons encore à récolter dès cette année ou effeuiller les fleurs afin de renforcer la production de l’année prochaine.
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Aujourd’hui, nous suivons de près l’évolution de ces dernières plantations au fil de la saison. Mais il faudra être très patients pour les premières récoltes.
Certes les grenades peuvent produire dès la 2 ème feuille, mais les pistachiers ne donnent qu’après 6 à 7 ans… et l’olivier, comme tout un chacun le sait, ne produit de bonnes olives qu’au bout d’une dizaine d’années lui aussi.

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